
Alors que les Canadiens continuent de bâtir leur vie et de faire croître leurs entreprises dans le cadre d’une économie numérique qui évolue rapidement (et 24 heures sur 24), les institutions financières et les entreprises de technologie financière subissent une pression croissante pour faciliter cette adaptation grâce à des outils capables de suivre le rythme et d’offrir la même commodité que l’économie numérique mondiale.
Si vous connaissez surtout Virement Interac comme un service de virement entre particuliers, vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il peut également aider les entreprises à repenser leurs expériences de paiement, à améliorer leur trésorerie et à se débarrasser des inefficacités liées aux anciens moyens de paiement, trop lents. Virement Interac pour les entreprises est la même plateforme de paiement que les Canadiens ont utilisée pour effectuer 1.6 milliards de virements en une seule année — mais adaptée aux entreprises qui souhaitent moderniser leur infrastructure de paiement afin d’effectuer des virements à la vitesse nécessaire pour gérer leur activité au XXIe siècle.
Pour moderniser leurs opérations, les entreprises peuvent notamment s’associer à un prestataire de services de paiement qui utilise Virement Interac afin de faciliter la modernisation de leurs systèmes de paiement.
Prenons l’exemple de Paybilt une entreprise de technologie financière basée à Toronto qui aide les organisations à intégrer des fonctionnalités de paiement dans des flux de travail adaptés à leurs besoins. Paybilt permet à ses clients de gérer l’ensemble des flux financiers entrants et sortants de leur entreprise — créances et dettes —, quel que soit le type de paiement. Cela s’effectue via une plateforme unique et entièrement personnalisable qui s’adapte aux besoins de chaque commerçant, en s’appuyant sur les fonctionnalités de Virement Interac pour les entreprises.
« Cette solution répond à la demande de paiements en temps réel, fiables et automatisés, dans un large éventail de cas d’utilisation dans des secteurs tels que la gestion des salaires, l’assurance, l’administration publique et le commerce de détail », a affirmé Dale Sandhu, cofondateur et directeur des partenariats chez Paybilt.
Randy Sandler, responsable principal des produits à Virement Interac pour les entreprises, s’est entretenu avec Sandhu sur les évolutions du secteur des paiements professionnels, sur la manière dont les solutions de paiement aident les entreprises à rester à la page, et sur la façon dont l’utilisation de Virement Interac pour les entreprises permet de moderniser les expériences de paiement. Voici quelques-uns des points forts de leur conversation.
L’évolution du secteur canadien des paiements
Randy Sandler : Dale, cela fait des années que vous observez comment circule l’argent dans ce pays — et que vous comparez cette situation à ce qui se passe à l’échelle mondiale. Commençons par une vue d’ensemble. Comment interprétez-vous les changements en cours dans le domaine des paiements d’entreprises? Et où voyez-vous les plus grandes occasions de modernisation?
Dale Sandhu : Le Canada dispose d’un système bancaire très concentré. L’un des véritables avantages de cette situation est que la plupart des gens ont accès à Virement Interac, un service de virement en temps quasi réel que presque tous les Canadiens peuvent déjà utiliser, car leur banque leur a permis de s’y inscrire. Nous en avons très tôt compris l’intérêt.
Les clients préfèrent Virement Interac : 66 % des Canadiens l’utilisent chaque mois et 72 % le préfèrent aux autres moyens de paiement entre particuliers.[1]
Randy : La question est de savoir pourquoi cette valeur n’a pas été davantage exploitée au niveau des entreprises. Les entreprises ne fonctionnent pas selon un horaire de 9 h à 17 h, et leur infrastructure de paiement ne devrait pas non plus. Lorsque les fonds sont retardés, la trésorerie, l’expérience client et les opérations en subissent toutes les conséquences. C’est cette lacune que Virement Interac pour les entreprises a été conçu pour aider à combler.
Dale : Vous avez raison. L’éducation joue un rôle essentiel. Nous ne demandons pas à une entreprise de changer les processus auxquels elle est habituée. D’après notre expérience, Virement Interac pour les entreprises présente un potentiel considérable au niveau des entreprises, mais de nombreuses organisations ont besoin d’aide pour comprendre comment l’intégrer à leurs processus existants afin d’exploiter pleinement ce potentiel. C’est là qu’intervient Paybilt. Nous travaillons en arrière-plan pour automatiser les tâches manuelles — le suivi, le rapprochement et les mouvements d’argent entrants et sortants — afin que le Virement Interac pour les entreprises puisse être utilisé de manière transparente tant pour les encaissements que pour les décaissements. Cela offre aux entreprises un moyen de paiement familier et fiable, avec la simplicité d’utilisation d’une solution prêts à l’emploi.
Pour Paybilt, l’intégration de Virement Interac comme moyen de paiement pour nos clients a permis à notre entreprise de se développer sur de nouveaux segments de marché, d’attirer de nouveaux clients et d’enregistrer une croissance prometteuse.
Comment une seule plateforme répond à un grand nombre de besoins
Randy : Nous avons toujours estimé que les commerçants devaient s’appuyer sur cette préférence potentielle pour les paiements par compte, et non l’ignorer. À Interac, notre rôle consiste à fournir la technologie sous-jacente, tandis que des partenaires comme Paybilt contribuent à la transformer en solutions concrètes que les commerçants peuvent intégrer dans leurs processus opérationnels réels. Qu’avez-vous mis au point, et en quoi votre solution se distingue-t-elle des autres options offertes sur le marché?
Dale : Paybilt constitue une couche de paiement modulaire qui s’intercale entre les commerçants et leur infrastructure de paiement. Grâce à l’intégration de Virement Interac, nous parvenons à nous démarquer auprès des nouveaux clients à la recherche d’une solution de paiement en temps réel où la rapidité de réception des fonds est primordiale.
Randy : Le modèle de facilitateur de paiement est au cœur de la manière dont Virement Interac pour les entreprises peut répondre aux besoins du marché. Une fois qu’une entreprise comme Paybilt l’a intégré, elle peut le proposer à l’ensemble de ses commerçants — qui ont chacun des besoins différents, appartiennent à des secteurs d’activité variés et disposent de structures administratives distinctes. Cela multiplie considérablement la portée de la solution.
Dale : L’étendue de ce que nous avons pu réaliser en est la parfaite illustration. Nous sommes présents dans les secteurs de l’assurance, de l’administration publique, du commerce de détail, de la gestion de la paie et de la logistique. Et les cas d’utilisation ne se limitent pas à la collecte de fonds : les versements sont tout aussi importants. Une chaîne de restaurants peut verser les pourboires de ses employés à la fin de leur service; une entreprise de logistique peut régler ses fournisseurs en temps réel. Et comme une grande partie de ces opérations peut s’effectuer via Virement Interac, les fonds sont transférés en temps quasi réel via un système auquel tout le monde fait déjà confiance.
Pourquoi choisir Virement Interac pour les entreprises?
Randy : En quoi le service Virement Interac pour les entreprises a-t-il séduit vos clients?
Dale : Les commerçants ne cessaient de réclamer un moyen d’intégrer Virement Interac dans leurs flux commerciaux existants en tant que canal de paiement pleinement intégré, offrant la même fiabilité et le même niveau d’automatisation que ceux qu’ils attendent de n’importe quel autre moyen de paiement. Et dès que nous avons commencé à travailler dans ce sens, les caractéristiques spécifiques de Virement Interac se sont vraiment démarquées. La plus importante : il n’y a pas de transactions refusées lorsque les fonds sont disponibles sur le compte. Il s’agit d’un paiement par voie électronique. Le client se connecte à son propre établissement financier et autorise lui-même le virement. Cela modifie fondamentalement le profil de risque de la transaction.
Randy : C’est l’une des différences les plus importantes entre Virement Interac pour les entreprises et les méthodes de paiement traditionnelles. Avec le prélèvement préautorisé — la méthode standard de virement électronique — vous prélevez directement sur le compte d’une personne. Si les fonds ne sont pas disponibles, vous déclenchez une situation de chèque sans provision : frais, démarches administratives, retards potentiels. Grâce à Virement Interac pour les entreprises, le paiement n’est effectué que si les fonds sont disponibles sur le compte et si le titulaire du compte l’autorise expressément. Vous évitez ainsi certains problèmes administratifs potentiels.
Dale : Sans oublier le problème des rétrofacturations, qui représente un coût et un risque importants pour certains secteurs, notamment le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration. Avec Virement Interac, ce type de rétrofacturations et de litiges disparaît complètement.
Et d’un point de vue économique global, cela peut s’avérer avantageux pour le commerçant. Au départ, certains craignaient que la mise en place de Virement Interac ne cannibalise le chiffre d’affaires généré par les cartes de crédit. Nos données montrent pourtant le contraire. Nous n’avons constaté aucune baisse des transactions par carte de crédit chez les commerçants ayant adopté Virement Interac. Il s’agit véritablement d’un service complémentaire : il permet d’atteindre les clients qui préfèrent payer depuis leur compte bancaire.
D’après notre expérience, certains préfèrent effectuer eux-mêmes un paiement plutôt que de communiquer les détails de leur carte, tandis que d’autres préfèrent utiliser l’argent dont ils disposent déjà plutôt que de recourir au crédit. Et tout cela est en grande partie une question de confiance. Interac est une marque que les Canadiens connaissent déjà comme un moyen sûr de transférer de l’argent; il leur semble donc tout naturel de s’y tourner.
Voici ce que cela signifie pour tous les acteurs de la chaîne : le commerçant récupère des revenus qu’il laissait jusqu’alors de côté, le client paie comme il le souhaite, et les institutions à l’origine d’Interac constatent une augmentation de l’activité sur les infrastructures dont elles disposent déjà .
Le gâteau s’agrandit, et personne n’y perd. Il s’agit là d’un revenu net supplémentaire.

Prise en charge de l’automatisation et de l’intégration avec les systèmes de planification des ressources de l’entreprise (PRE)
Randy : À Interac, nous nous sommes donné pour mission d’aider les entreprises canadiennes à moderniser leurs paiements professionnels. Virement Interac pour les entreprises a notamment pour objectif de remplacer le chèque, voire le virement électronique, dans de nombreux cas. Mais comment cela fonctionne-t-il concrètement? Voyons comment des solutions comme la vôtre peuvent aider les entreprises à moderniser leurs opérations administratives.
Dale : Cette mission — remplacer le chèque, voire le virement électronique — correspond exactement à ce pour quoi nous avons été conçus, et dans la pratique, cela se fait de manière très fluide. Paybilt est totalement indépendant du mode de paiement. Nous disons à nos clients qu’ils peuvent choisir leur propre moyen de paiement ainsi que leur propre banque. Tous les flux financiers peuvent être regroupés en un seul et même flux unifié. Cette structure de données issues des paiements peut ensuite être intégrée directement à une interface de programmation d’applications ou connectée directement à vos systèmes PRE.
Randy : La question de la visibilité mérite également d’être soulignée. L’une des frustrations récurrentes liées aux méthodes de paiement traditionnelles — les chèques en particulier, mais aussi les virements électroniques — est que l’on ne sait pas vraiment ce qu’il advient de l’argent. Les chèques peuvent mettre beaucoup de temps à parvenir à leur destinataire, ils sont coûteux et, en cas de grève postale, leur acheminement peut être retardé. Avec Virement Interac pour les entreprises, vous obtenez une confirmation de l’état du transfert en temps réel. Des signaux clairs en cas de réussite ou d’échec. De plus, ce service fournit des données détaillées; il est conforme à la norme ISO 20022, ce qui facilite le rapprochement comptable.
Des paiements rapides quand ça compte vraiment
Randy : Parlons des paiements qui reviennent au consommateur. Je sais que votre solution a rencontré un vif succès dans le secteur de l’assurance. Que pouvez-vous me dire sur les possibilités que vous leur offrez?
Dale : L’assurance est l’un de nos cas d’utilisation les plus convaincants. Avec l’ancien modèle, si vous aviez droit à une indemnité par suite d’un accident de voiture, vous deviez parfois attendre quatre semaines [pour recevoir le versement de votre assurance]. Vous pouviez attendre deux mois en vous faisant dire que le chèque était parti par la poste — un chèque qui pouvait facilement se perdre ou être retardé indéfiniment. Grâce à Virement Interac pour les entreprises, le règlement est immédiat dès que la demande d’indemnisation est approuvée. Les fonds sont versés en temps réel. Cela se traduit par un service client et une satisfaction client améliorés.
Randy : Imaginez pouvoir payer immédiatement le mécanicien qui va réparer votre voiture. Souvent, ils ne commencent pas les réparations tant qu’ils n’ont pas reçu l’argent. De leur point de vue, disposer de l’argent tout de suite peut également leur permettre de réaliser des économies sur les frais de location de voiture. Les virements électroniques permettent de transférer de l’argent. Je pense que Virement Interac pour les entreprises va plus loin, car il vous permet de recevoir l’argent plus rapidement.

De nouvelles solutions pour les organismes caritatifs
Randy : Vous avez réussi à vous implanter dans le secteur des organismes caritatifs. Quels ont été les obstacles que vous avez rencontrés en matière de paiement dans ce domaine et comment avez-vous réussi à les surmonter?
Dale : Nous demandons aux organismes caritatifs: « Comment pouvons-nous contribuer à résoudre certains problèmes? » Et la question initiale était : « Pouvons-nous accroître la visibilité auprès de ce segment de la population qui n’a pas accès à une carte de crédit afin d’augmenter vos dons? » Ce qui nous a surpris, c’est l’ampleur de cet impact [de la mise en place du virement Interac pour les dons]. Un organisme avec lequel nous travaillons a constaté que les paiements par virement Interac représentaient 35 % du total de ses dons. Nous nous attendions à 5 ou 10 %. Et surtout, il s’agissait en grande partie de nouveaux donateurs — et non d’un simple transfert depuis d’autres méthodes de paiement.
Randy : Comment cela fonctionne-t-il concrètement? Est-ce facile à mettre en œuvre?
Dale : Lors d’un événement ou d’un gala, au lieu de louer des terminaux physiques, de gérer les sauvegardes et d’imprimer des reçus — ce qui implique des coûts et une certaine complexité —, nous plaçons sur chaque table une petite carte comportant un code QR. Les donateurs le balayent, effectuent deux ou trois clics, et le don est effectué. Et dès qu’un client effectue un don par l’entremise de Virement Interac, il reçoit immédiatement un reçu, qui est automatiquement comptabilisé pour l’organisme caritatif.
Cela peut se traduire indirectement par des économies pour les [organismes caritatifs], qui évitent ainsi aux équipes financières d’effectuer des rapprochements manuels.
Pour les deux parties, l’expérience est fluide. Et honnêtement, les obstacles à l’engagement pour les donateurs ne pourraient pas être plus faibles. Vous avez sans doute votre téléphone sur vous avant même votre portefeuille. Vous pouvez oublier votre portefeuille, mais vous n’oublierez pas votre téléphone.
Randy : Selon moi, tout cela constitue des arguments assez convaincants en faveur de la modernisation.