Dans un monde plus connecté, les entreprises canadiennes doivent livrer une concurrence de plus en plus féroce pour être en mesure de survivre.
Le Canada est confronté à des virages transformateurs au chapitre des mouvements de l’argent et des transactions financières. Ces virages pourraient marquer le début d’une nouvelle ère de prospérité numérique, mais seulement si nous prenons des mesures audacieuses à cette fin.
Interac travaille d’arrache-pied pour veiller à ce que le Canada saisisse cette occasion, ce qu’elle fait partiellement en munissant les entreprises des outils nécessaires pour passer à l’ère numérique et devenir un chef de file dans l’arène mondiale.
Être un facilitateur, c’est ça.
Fatema Pirone, chef de produits Interac Vérification, s’est récemment entretenue avec l’entrepreneure Manjit Minhas pour parler de la définition de « prospérité numérique », particulièrement pour les petites et moyennes entreprises qui propulsent l’économie canadienne. Mme Minhas convient que les Canadiens doivent prendre des mesures décisives pour transformer l’innovation en prospérité. Comme elle l’affirme, la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer.
Lisez ci-dessous la version abrégée de leur entretien, ou écoutez la version audio intégrale.
Faciliter la prospérité numérique pour l’avenir du Canada
Fatema Pirone : Si vous aviez à décrire votre vision de la prospérité numérique du Canada, comment l’imagineriez-vous?
Manjit Minhas : D’abord et avant tout, chaque personne doit pouvoir accéder à des outils numériques, lesquels se doivent d’être conviviaux et abordables. Pour les entreprises — quelle que soit leur taille et leur nature —, la technologie est à la base de tout.
En tant que propriétaire d’entreprise, quand je recherche des outils numériques, je m’attarde à ceux qui sont rapides et qui peuvent suivre le rythme de mes activités. Ceux-ci doivent aussi être efficaces et précis.
La sécurité représente un autre élément essentiel. De nos jours, tout le monde craint la fraude. Il faut donc pouvoir faire confiance [à la solution utilisée]. Celle-ci doit susciter un sentiment de sécurité.
La prospérité numérique et les petites entreprises
Fatema : Les entrepreneurs et les petites entreprises forment la véritable épine dorsale de l’économie. Pour réussir et connaître la prospérité numérique, elles doivent être en mesure d’innover. Chez Interac, nous cherchons constamment à créer des plateformes et des solutions à même d’aider les entreprises canadiennes à innover, à se développer et à rivaliser, et ce, quelle que soit leur taille.
Citons par exemple Interac Vérifié, produit dont je suis responsable. C’est une gamme de solutions conçues pour aider les entreprises à saisir de nouvelles occasions numériques. Si une entreprise est en mesure de vérifier en toute sécurité l’identité des consommateurs, d’accélérer le processus d’accueil et d’intégration et de mieux gérer la fraude, elle peut prendre de l’expansion de façons tout à fait différentes. Nous voulons qu’elles se développent plus rapidement et qu’elles puissent rivaliser, et ce, non seulement sur le plan local, mais aussi sur la scène mondiale et internationale.
Il s’agit là du type d’infrastructure qui nivelle réellement le terrain de jeu et qui favorise la prospérité dont nous parlons.

Les défis du Canada en matière de PIB, et ses forces
Fatema : Notre ambition [d’aider les petites entreprises à se développer] est particulièrement pertinente à la lumière de récentes statistiques économiques. En 2025, l’Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE) a constaté que, malgré la résilience du Canada, son PIB et sa productivité continuent de tirer de l’arrière sur d’autres pays.
À votre avis, qu’est-ce qui fonctionne bien actuellement au Canada et quels changements s’imposent-ils?
Manjit : D’abord, beaucoup de choses fonctionnent très bien. Le pays abrite des gens de talent formidables, développés au pays, et certaines universités du pays attirent au Canada des éducateurs de renommée mondiale. Toutefois, comme vous l’avez dit, certaines choses fonctionnent moins bien. Je crois que les formalités administratives et la bureaucratie imposées par le gouvernement font en sorte que l’accès au capital est plus difficile dans ce pays. Parfois, nous sommes peu tolérants aux risques en ce qui a trait au capital.
Fatema : Simultanément, nous constatons une mentalité « Canada d’abord » croissante dans les sphères d’innovation. Selon moi, c’est la première fois que le Canada prend conscience de la mesure dans laquelle nous nous fions à d’autres pour créer des capacités et des technologies à notre intention. Et, n’oublions pas la notion de souveraineté. Comment pouvons-nous créer des capacités et des solutions pour les Canadiens et par les Canadiens, et les conserver ici même, au Canada?
J’aimerais constater des investissements considérables dans ce domaine, tant par les secteurs public que privé, de sorte que, dans cinq ou dix ans, nous ne soyons pas aussi dépendants [des étrangers] et des grandes sociétés technologiques.

Le saviez-vous? Interac a lancé KONEK — solution de paiement canadienne entièrement numérique — en collaboration avec les principales institutions financières. Découvrez cette solution.
Manjit : Quelle vision formidable. Je crois que la majorité des particuliers et des entreprises n’ont jamais arrêté à tel point leur pensée sur qui crée quoi et quand.
Interac en est un exemple simple. Au cours des dernières années, j’ai commencé à me familiariser davantage avec Interac et appris que c’était une société canadienne. La majorité des gens étaient estomaqués. Cela étonne malheureusement beaucoup de personnes. Au contraire, on devrait dire. « Oui, bien sûr qu’elle l’est. »
Et [c’est le cas] pour de nombreuses autres sociétés novatrices qui nous aident à réussir et à prospérer.
Par les Canadiens, pour les Canadiens : l’essor de la souveraineté numérique
Fatema : Quels sont les avantages d’un virage vers la souveraineté numérique et quelles mesures les entreprises canadiennes doivent-elles prendre pour transformer cet élan en résultats tangibles?
Manjit : Connaissez-vous ce vieux dicton : « La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer »? Je crois que beaucoup d’entre nous ne se contentent pas de nous reposer sur nos lauriers ou de laisser d’autres personnes tenir les rênes. Plutôt, nous allons nous efforcer de le faire nous-mêmes.
Bon nombre d’entre nous sont en voie d’approfondir notre apprentissage, que ce soit au sujet de l’IA ou des façons dont la technologie peut améliorer nos vies et nos entreprises, favoriser notre concurrence et nous aider à gagner dans l’avenir.
Je suis dans les affaires depuis 26 ans. Pendant ce temps, certaines choses ont changé, mais d’autres sont restées les mêmes. J’ai toujours soutenu que l’innovation est la capacité de considérer le changement comme une occasion, plutôt qu’une menace. Et j’ai toujours cru fermement que l’avenir appartenait à ceux qui stimulent l’innovation.

Qu’est-ce que la ‘souveraineté numérique’? Selon nous, c’est une vision pour promouvoir la prospérité du Canada et la conserver ici même, au pays. Découvrez pourquoi.
La technologie est importante, mais la collaboration est essentielle
Fatema : Ce que vous avez dit vient réellement me rejoindre. Ce qui ressort, surtout quand vous parlez de la nécessité de changer, c’est que la priorité ne devrait pas consister dans la capacité d’accès à la meilleure technologie ou aux outils plus récents, mais dans la création de cet accès, dans la découverte d’atomes crochus et dans la construction d’une économie qui est axée sur un but partagé.
Notre président et chef de la direction, Jeremy Wilmot, nous raconte souvent une puissante anecdote. Selon lui, les pays qui prennent les devants ne le font pas seulement en raison de leur technologie plus avancée. Ils prennent une expansion rapide parce qu’ils présentent un niveau d’alignement élevé, un sentiment d’urgence et une profonde détermination.
Chez Interac, nous occupons une position unique en ce sens que nous nous trouvons réellement au cœur de l’écosystème des paiements numériques. Cela signifie que nous pouvons relier les organisations, rassembler des collaborateurs et favoriser un alignement à l’étendue des secteurs. C’est là que nos rôles de facilitateur et de réseau entrent en jeu. Nous sommes en mesure de mettre notre position à profit au sein de l’économie canadienne pour réduire la fragmentation et créer des occasions qui favorisent l’innovation et la croissance.
Manjit: Je crois que nous devons tous sortir de notre bulle. Bon nombre d’entre nous croient qu’il faut faire cavalier seul, mais ce n’est pas le cas. Vous, chez Interac, aidez tout le monde à réussir à leur propre rythme, ce qui favorise non seulement notre confiance collective, mais qui nous aide aussi à profiter ensemble de nos vies numériques. Je crois que votre vision, chez Interac, offre une grande longueur d’avance par rapport à ce que d’autres entrepreneurs ou utilisateurs de la technologie peuvent imaginer.
Vous pourrez aussi y découvrir l’entretien suivant de cette série, qui se penche sur notre rôle de protecteur de la vie numérique des Canadiens.